Les inégalités mondiales

De nombreuses inégalités de développement existent dans le monde que les années ne cessent d’accroître. Lors de votre BTS NRC Paris, de BTS CGO alternance ou de tout autre BTS en alternance de notre école de formation vous seront expliquées et analysées toutes ces différences en cours d’économie de BTS.

Le revenu réel moyen des pays les plus riches est 50 fois plus élevé que celui des plus pauvres. En Afrique du Sud, les 10 % les plus riches de la population ont un niveau de consommation par habitant près de 70 fois plus élevé que les 10 % les plus pauvres.
La grande inégalité au niveau des revenus, de l’état de santé, du degré d’instruction et d’autres aspects du bien-être social est une réalité incontournable dont la persistance au niveau national et mondial est souvent vue comme l’illustration de l’incapacité des systèmes économiques actuels et passés à engendrer un développement pour tous et à éliminer la pauvreté.

La mesure des inégalités de développement

La mesure des inégalités de développement
Le développement représente l’ensemble des transformations à long terme des structures économiques, sociales, démographiques qui accompagnent généralement la croissance économique.
La notion de développement est apparue dans las années 1960 avec une définition de Sylvie Brunel : « capacité d’une société à satisfaire les besoins essentiels de sa population » et qui vise à terme à un mieux être des habitats.
Les inégalités de développement dans le monde sont apparues dans la seconde moitié du XIXè siècle, au début des années 1970.
Ainsi depuis les années 1960 on établit une distinction entre le Nord développés, riche et industrialisé et le Sud en développement (ou sous-développement), pauvre et peu industrialisé.

Les indicateurs

Les indicateurs économiques

  • Le PIB : égal à la somme des Valeurs Ajoutées (VA) dans un pays pour une période donnée.
  • Le PNB = P.I.B. + revenus des facteurs provenant de l’extérieur – revenus des facteurs versés à l’extérieur.
  • Le revenu par habitant : Les rapports entre les revenus par habitant d’un pays à l’autre (PNB en Dollar / nb d’habitants), donnent une première idée des différences de niveau de vie.
  • Dans le rapport mondial sur le développement humain du PNUD Programme des Nations Unies pour le Développent) on introduit depuis 2001 un nouvel indicateur qui est l’Indicateur de Développement Technologique (IDT) qui mesure l’innovation et la diffusion des nouvelles technologies dans le pays.

Les indicateurs sociaux

  • L’IDH (Indicateur de Développement Humain) : prend en compte en plus du Revenu par habitant qui mesure le niveau de vie, l’espérance de vie qui mesure l’état du niveau de santé, et le niveau d’éducation qui mesure le taux d’alphabétisation et le taux de scolarisation.
  • L’IPH (Indicateur de Pauvreté Humaine) : établit par le PNUD en 1997 il prend en compte 3 critères : le pourcentage de la population dont l’espérance de vie est inférieure à 40 ans, le pourcentage d’analphabètes et les conditions matérielles de vie mesurées par l’accès aux services de santé, l’accès à l’eau potable et la malnutrition des enfants.

Les indicateurs sexospécifiques

L’ISDH (Indicateur Sexospécifique de Développement Humain) qui prend en compte les disparités entre hommes et femmes selon les mêmes critères que l’IDH.
On constate que dans les pays non développés les indicateurs vont tous dans le même sens : PIB faible et IDH faible. Par contre dans les pays développés on à parfois des PIB élevés et des IDH plus faibles. Ex : Luxembourg 1er en termes de PIB mais 17ème en termes d’IDH. Ou Canada 1er en termes d’IDH et 10ème en termes de PIB.

L'évolution de la situation

Le géographe Laurent Carroué présente la Triade comme la « grande gagnante de la mondialisation ». Les trois pôles mondiaux : Europe occidentale, Etats-Unis, Japon forment en effet la Triade. Ils dominent le monde en concentrant les fonctions de commandement politique, économique et financier, culturel, les richesses et les échanges.
Ils produisent des modèles politiques, économiques, sociaux et culturels qu’ils diffusent au reste du monde, ils sont donc les centres d’impulsion de la planète. Cette position leur confère en théorie un rôle d’entraînement sur le reste du monde en particulier dans le contexte de la mondialisation qui intègre tous les États dans un vaste marché unique où marchandises, capitaux et informations circulent de plus en plus rapidement et librement.
Pourtant à l’échelle mondiale les inégalités de développement demeurent. En effet l’opposition traditionnelle apparue dans les années 1960 entre un Nord développé et riche et un Sud sous développé et pauvre est toujours visible. Certains pays ne réussissent pas à « satisfaire les besoins essentiels de leur population » et à leur offrir un mieux être, qui est, selon Sylvie Brunel, la définition du développement.

Diversité des tiers monde : Des PMA aux NPI

Devant l’évolution des situations on parle aujourd’hui de tiers mondes au pluriel.

La notion de tiers monde

Les écarts de développement entre pays se sont creusés. Certains pays se sont enfoncés dans la misère, on les a appelés pays du Tiers Monde. Cette notion émerge en 1952 dans les textes d’Alfred Sauvy, démographe français. En 1957, l’O.C.D.E. (Organisation du Commerce et du Développement Economique de base Européenne) forge l’expression de« pays en voie de développement ». Utilisée à partir des années 1970 La notion de « Sud » s’est progressivement substituée à la notion de Tiers-Monde, de Pays sous développés ou de PVD.

Les effets/causes des inégalités de développement

Les origines sociales :
80% de la population mondiale est concentré dans les pays du Sud (60% de la population mondiale en Asie). Le taux d’accroissement naturel reste fort, la baisse de la mortalité étant plus rapide que celle du taux de natalité. 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation ou de malnutrition liés à des carences alimentaires. Cette situation est liée aux conditions climatiques, à la pauvreté en ressources naturelles, aux surpopulations et aussi à l’abandon de cultures vivrières. Si les progrès des connaissances expliquent le recul de la mortalité, l’insuffisance de structures de santé reste criant. Certaines grandes pandémies demeurent ou s’installent comme le SIDA. Enfin, si les taux d’alphabétisation progressent, les enfants sont trop souvent utilisés à des taches productives quand il ne s’agit pas d’esclavage.

Les origines économiques :
Il s’agit d’une société désarticulée. On constate une juxtaposition de 3 structures économiques et sociales :
Une économie traditionnelle archaïque et peu productive, une économie urbaine essentiellement tertiaire et tournée vers l’étranger proposant des produits d’importation aux ménages et une économie des firmes multinationales, véritables enclaves qui renvoient leurs bénéfices vers la maison mère.
Il en découle des dépendances économiques et des dépendances commerciales. Ces pays exportent leurs matières premières et importent des produits manufacturés subissant une dégradation des termes de l’échange.
Il existe également une dépendance technologique et une dépendance financière dont la caractéristique majeure est l’endettement né dans les années 70.

Des PMA aux NPI

Le monde sous développé n’est pas homogène. La CNUCED classe les pays en différentes catégories comme suit :

  • Les PMA (Pays les Moins avancés). Concerne l’Afrique subsaharienne (Mali, Soudan, Niger, Ethiopie, Angola..), l’Asie du Sud (Bangladesh, Népal..), l’Amérique Latine ( Nicaragua, Haïti,…). En tout une cinquantaine de pays avec un PNB inférieur à 900 Dollar par habitant, une part d’industrie inférieure à 10% et un taux d’alphabétisation inférieur à 20%.
  • Les NPI (Nouveaux Pays Industrialisés). Ce sont les sous traitants des pays développés. Ils ont réussis dans des activités de pointe à haute valeur ajoutée. Ce sont les dragons asiatiques (Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Hong Kong) les tigres asiatiques (Malaisie, Indonésie, Thaïlande) et certains pays d’Amérique Latine (Brésil, Mexique, Argentine, Chili).
    Leur stratégie repose sur :

    • une réforme agraire
    • une industrialisation pour promouvoir les exportations comme en Asie ou pour promouvoir la substitution aux importations comme en Amérique Latine
    • une création de filière pour créer des secteurs industriels intégrés et éviter des importations
    • une intervention active de l’État qui subventionne les démarches industrielles instaure les protectionnismes nécessaires, développe un système financier crée des infrastructures, favorise l’éducation et la formation.