Dernière étape de cette épreuve de culture général BTS : rédiger la synthèse.

Tous les éléments sont en notre possession : le plan a été établit, l’introduction et la conclusion ont été écrites au brouillon. Il ne reste que le développement à rédiger.

Bien souvent, le candidat du BTS en alternance rédigera directement sur la copie par manque de temps. Quelques conseils ici pour gagner en efficacité et en lisibilité.

Les règles de la rédaction

Règles générales

Graphie

Règle élémentaire : on écrit pour être lu et non pour être déchiffré. Il faut donc respecter son lecteur, en l’occurence le correcteur, en proposant une copie lisible, sobre et propre.
On veillera alors à soigner son écriture, à ne pas utiliser de couleur sauf encre noire ou bleue, à ne pas décorer de fioritures sa copie, à éviter les ratures, paquets de liquide correcteur et autres.

Présentation

Pour faciliter le dur labeur du correcteur, il est essentiel de présenter une copie aérée. Pour cela, quelques conseils de présentation :

  • Introduction
    Sauter 2 lignes.
  • Développement
    Chaque partie est séparée par un saut de ligne.
    À chaque paragraphe : retour à la ligne et début par un alinéa.
    Sauter 2 lignes.
  • Conclusion

L’essentiel

On se souvient que :

Chaque phrase commence par une majuscule et se termine par un point.
On met une majuscule : au noms propres (noms de personnes, lieux, oeuvres, …) et aux titres (une majuscule au premier mot du titre ainsi qu’au premier substantif, si ce n’est pas le premier mot).

Les accents : écrire sans aucun accent peut entraîner des ambiguïtés sur certains mots et ainsi ralentir la lecture du correcteur.

La ponctuation : Elle existe ! À l’intérieur de la phrase, elle permet d’en organiser les éléments.
Quelques brefs rappels : la virgule pour juxtaposer plusieurs éléments, le point-virgule pour une pause ou pour scinder une phrase trop longue, les deux points : indispensables pour introduire des paroles, sans oublier les guillemets et parenthèses toujours constituées de deux signes.

La césure : la coupure des mots est parfois nécéssaire en fin de ligne. Matérialisée par un tiret, elle se fait en respectant les syllabes du mot.

Le registre de langue : on adoptera le style courant, voire soutenu si toutefois on le maîtrise. Il faut garder en mémoire que cette épreuve n’est pas véritablement une épreuve littéraire mais qu’elle est à visée professionnelle.

L’orthographe : La maîtrise de la langue représente un quart des points avec la reformulation. Il est donc essentiel de relire sa copie en fin d’examen.
Quelques fautes usuelles à repérer : l’accord du verbe, des adjectifs, les noms des auteurs… Pour les mots plus complexes, ils figurent sûrement dans les documents lus : en vérifier donc l’orthographe dans les textes !
On attend du candidat qu’il maîtrise le vocabulaire des thèmes étudiés.

Les règles à respecter en synthèse

Une rédaction concise

Il n’y a pas de norme officielle concernant la longueur d’une synthèse. Mais on peut estimer que 3 à 4 pages s’approchent des standards attendus. On évitera donc une longue synthèse détaillée de plus de 4 pages de façon à respecter la consigne initiale.

Rédiger avec concision consiste aussi à énoncer clairement les idées en évitant les longueurs et lourdeurs inutiles. Dans tous les cas, la reformulation des idées ne doit pas être plus longues que les propos de départ ! Les périphrases sont donc à oublier.
Comme l’écrivait Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. »

Indiquer les sources

Les idées rapportées dans la synthèse émanent toutes des documents étudiés. De façon à respecter la consigne d’objectivité, chaque idée doit donc être rattachée à un auteur.

Un exemple de tableau de confrontation

culture G BTS synthèse documents

La lecture horizontale

Le mot-clé de la synthèse de documents est : la confrontation.

Ainsi, la lecture horizontale de chaque ligne du tableau montre les convergences (= les accords) et les divergences (= les désaccords) entre les auteurs.

À la suite de quoi, on pourra remarquer deux choses :

Tout d’abord, toutes les cases du tableau n’ont pas vocation à être remplies. Pas de panique donc, si des cases sont restées vierges…
Ensuite, on remarque qu’une idée est isolée (la piste 7).

Que faire ? Trois solutions sont possibles dans cette situation :

  • Relire rapidement l’ensemble des documents pour s’assurer que cette idée n’a pas été oubliée à la première lecture.
    Cette opération demande du temps… Aussi faut-il s’assurer d’en avoir !
  • Intégrer, si possible, cette idée isolée dans une ligne proche.
  • Abandonner cette idée, finalement, n’est-elle pas secondaire ?

La lecture verticale

Le nombre d’idées par document est variable. Il est donc difficile d’établir une moyenne… Par contre, une colonne où ne figurerait qu’une idée ne serait pas acceptable. Cela signifierait que le document n’a pas été suffisamment exploité. Une relecture s’impose donc !

À retenir

Tout… Mot invariable ou pas ?

Voilà bien un mot qui pose problème… Il est parfois adverbe, et donc invariable (comme chacun sait…) : « Il est tout heureux d’être inscrit à Ecole Sup ! ».
« Tout » peut alors être remplacé par « tout à fait », « entièrement ». Dans les autres cas, il s’accorde :

  • Toutes les apparences sont contre lui.
  • Tous sont venus le féliciter.
  • Tous nos amis étaient présents.
  • Etc.

L’exception à retenir : « tout » s’accorde quand il est placé devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un « h » aspiré.
Ex. : une expression toute faite ; elle est toute bronzée…